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S'il n'y a pas de solution c'est qu'il n'y a pas de problème!


Ma pomme



Je suis amoureux de New York, depuis plus de 25 ans. Très égoïstement, le 11 Septembre 2001, j'ai pleuré sur mon rêve souillé. J'ai écrit cette page comme on vomit quand on est ivre. Cet été 2001, j'ai voulu faire un clin d'oeil entre mes trois passions: ma tribu, News York et Internet. Cette page, Ma Pomme, je l'avais d'abord écrite pour moi, le lendemain, aujourd'hui, j'ai envie de la partager. Des sottises de clown blanc pour une fois.

Ma Grosse Pomme

Comment faire sortir cette saloperie de douleur personnelle et intime au milieu de ce carnage et de la douleur de ces dizaines de milliers de personnes?

J'ai toujours été amoureux de New York, ma grosse pomme, un rêve de môme...
Pour les esprits chagrins, cela n'a évidemment rien à voir avec une quelconque béate admiration du système américain.
C'est une bête histoire d'amour entre un ado qui a claqué son premier salaire pour aller voir Manhattan et qui y a débarqué un jour les yeux grand ouverts et qui, vingt cinq ans après, a toujours les yeux équarquillés devant cette ville qui ne dort jamais dit la chanson.

New York, j'y vais souvent, j'y ai emmené ma tribu l'année dernière et encore cet été 2001...J'ai transmis le virus à ma petite descendance, j'ai fait mon devoir...

Le 22 Août 2001, nous étions sur le "Top of the World" pour embrasser du regard ma Pomme. Je ne savais pas que ce regard serait le dernier.

New York, c'est un hymne à l'Homme, indécente avec ses cathédrales en forme de buildings qui tentent, impies, de rejoindre le ciel.
Ce sont les New-Yorkais, citoyens de nulle part mais fiers de leur ville folle
C'est à chaque coin de rue ces vendeurs de hot-dogs, de pitas, de nourriture délicieusement dégueulasse.
C'est le Metropolitan, le MOMA, le Guggenheim, recherche effrénée des racines de l'ancien monde
Ce sont ces taxis qui s'engueulent dans des langues qu'ils ne comprennent pas les uns les autres
C'est Broadway qui serpente, indiscipliné, à travers le sage quadrillage des rues et des avenues
Ce sont les théatres sur Broadway, ce magnifique spectacle Cabaret dont le merveilleux souvenir a été souillé par ce massacre
C'est Times Square avec ses gigantesques panneaux, ses néons, et sa boule du nouvel an
C'est Harlem avec ses légendes, réelles ou imaginaires
C'est Brooklyn avec son pont somptueux
C'est le luxe indécent à côté de la misère la plus épouvantable
C'est le Gospel, parfois piège à touristes parfois ferveur intense
C'est Central Park, où l'on se perd, où l'on skate, où l'on base ball, où l'on jazze
C'est la 5ème Avenue
C'est Woody Allen
C'est Miss Liberty dans sa toge verte
C'est le Bronx dont le nom fait frémir, le Queens
C'est l'Empire State Building
Ce sont les magasins de Hifi ou de photo où connaitre le prix réel d'un article relève de la quête du Graal
C'est l'arbre de Noël du Rockfeller Center
Ce sont les Deli avec leurs sandwitchs aussi imangeables que gigantesques
C'est le métro, 45° dans les couloirs, 18° dans les wagons
C'est, c'était ces deux tours du World Trade Center, symbole puérile d'une puissance inutile, mais tellement fières de monter la garde de l'Atlantique.


Lors de ce voyage, j'avais, comme un jeu, balladé le Tee-Shirt de Nerim sur les épaules de l'un de mes garçons à travers cette ville, j'avais fait quelques photos pour les donner à Nerim, histoire de montrer leur "irrésistible ascension". J'avais, par humour et dérision envie de rapprocher cette toute petite société à qui rien ne fait peur et New York, la ville de tous les possibles.

Mon dieu...., ces photos me brûlent les doigts à présent. J'ai quand même décidé de les mettre ici, comme une sorte d'exorcisme.

Merci à toi, visiteur à qui j'ai donné l'adresse de cette page, de ne pas la diffuser.

Saint Maur, le 12 Septembre 2001.










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Dernière modification le jeudi 17 avril 2003 à 00:38:38 Paris
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